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Introduction à l’Ayurvéda

Auteur : Vaidya Atreya Smith

L’Ayurvéda ou "connaissance de la longévité", est le système médical traditionnel de l’Inde. C’est l’une des huit subdivisions (Upa-Veda) des Védas, corpus de connaissance traditionnelle indienne. La date de la création des Védas est discutée : 1 500 av. J.-C. pour les universitaires occidentaux, 10 000 pour la tradition orale, certains pandits parlent de 40 000 ans. La création de l’Ayurvéda, remonterait à 800 à 500 av. J.-C. pour les universitaires, et à environ 3 000 ans av. J.-C. pour la tradition orale.

Peu d’informations persistent sur la forme exacte de l’Ayurvéda à l’origine. Comme les Védas sont par essence des Mantras (vers chantés) la plupart des historiens supposent que l’Ayurvéda était une méthode de soins par les Mantras, efficace surtout pour les désordres psychosomatiques. Tous les sujets traités par les Védas sont formulés en Mantras, il est donc probable que l’Ayurvéda ait commencé ainsi. Pourtant, il a rapidement évolué en un système fournissant des règles de santé fondé sur l’hygiène, l’hygiène de vie, et l’hygiène alimentaire dans tout le sous-continent Indien. De récentes recherches archéologiques ont montré qu’en 2 000 av. J.-C., des villes avaient un système d’égouts et les maisons étaient équipées de salles de bain. Il semble qu’un système évolué de santé publique devait préexister pour que de telles infrastructures hygiéniques soient implantées.

La médecine Ayurvédique se fonde la connaissance de la façon dont nous utilisons corps et esprit quotidiennement – et indique que lorsque nous vivons selon notre métabolisme propre, nous sommes en meilleure santé, plus heureux, et nous vivons plus longtemps. Donc, le cœur de l’Ayurvéda c’est l’adaptation du style de vie et du régime alimentaire à la nature de la personne. Si l’on ne peut pas suivre les conseils correspondant à son type, des médicaments naturels peuvent être utilisés pour améliorer la santé. Au sens le plus strict, l’Ayurvéda est aujourd’hui le meilleur système médical préventif au monde. Ce véritable système médical reconnaît les limites de la guérison naturelle, et a déclaré un certain nombre de maladies incurables, lorsqu’elles n’ont pas été traitées rapidement et sont devenues chroniques. L’Ayurvéda en tant que médecine générale est clairement décrit dans un texte ancien : le Caraka Samhitâ .

La définition la plus courante de l’Ayurvéda est : "Dosha, Dhatus, Mala" (Bhâvaprakâsha, Pûrva Khanda, Chap. 3, Verset 100). Ce Sūtra ou verset, indique que le premier facteur en Ayurvéda est le Dosha, c’est-à-dire le fonctionnement intelligent ou homéostasie , état qui constamment recherche et maintient l’équilibre dans l’organisme. L’Ayurvéda divise le concept moderne d’homéostasie en trois fonctions qui, ensemble, contrôlent toutes les opérations physiques. Les trois doshas sont Vâta, Pitta, et Kapha. L’un des trois principes (Dosha) tend à dominer le fonctionnement général du corps, prenant une position particulière par rapport aux deux autres Doshas. Ce Dosha dominant devient caractéristique de la nature globale (Prakriti) de la personne.

En Europe, une certaine confusion règne à propos du rôle des Doshas : représentent-ils l’homéostasie ou la nature de l’individu (Prakriti) ? Ils sont responsables des deux à la fois. Les Doshas, selon l’Ayurvéda, gouvernent l’anatomie et la physiologie du corps par les "fonctions", ou régulation, des systèmes physiques et du métabolisme des tissus. De plus, le Dosha dominant indique quel aspect du processus homéostatique gouverne l’organisme – et la constitution de la personne par les fonctions physiologiques. La "nature" (Prakriti) est définie grâce à l’observation des actions physiologiques qui dominent les fonctions du corps et non par un jugement de valeur.

Par exemple, le Dosha Vâta (littéralement : ce qui souffle) est la force principale de mobilité dans le corps et le mental. En tant que part primordiale de l’homéostasie, Vâta anime le mouvement et les fonctions des deux autres Doshas. Cette force de mouvement permet aux nutriments d’entrer ou de sortir du corps si nécessaire. Les personnes de constitution Vâta comprennent vite, ont du mal à prendre du poids, changent et digèrent vite, et perdent vite leur intérêt pour un article sur l’Ayurvéda !

Le Dosha Pitta (ce qui transforme) est la principale force de transformation des éléments nutritifs et matériaux de base apportés dans le corps quand on mange, boit ou respire. Selon l’Ayurvéda, Pitta est souvent relié au métabolisme et aux fonctions métaboliques, parce qu’il est chargé de chauffer et refroidir le corps, d’extraire les éléments nutritifs. Les personnes Pitta ont chaud, rarement froid, elles ont un but, aiment les défis (surtout pour gagner !), ils ont une grande capacité digestive, et sont irritables si elles ne mangent pas à l’heure.

Le Dosha Kapha (ce qui tient ou lie) est la force principale de stabilité dans le corps, qui construit, lie, lubrifie le corps physique. C’est le Dosha le plus matériel, il inclut la majorité des tissus et des fluides de l’organisme. Kapha est le Dosha que l’on voit et comprend facilement puisqu’il forme l’essentiel du corps humain. Les individus Kapha sont les plus forts physiquement, ont du mal à perdre du poids, sont résistants, peuvent faire de la rétention d’eau, sont proches de leur famille et aiment tout ce qui concerne la nourriture (y compris la manger !).

Pendant les études universitaires d’Ayurvéda de 6 ans en Inde, on dit qu’il faut huit ans pour assimiler le concept des trois Doshas, parce qu’il est simple et profond à la fois. Les Doshas sont la clé de la santé et de la guérison des maladies en Ayurvéda. Le Caraka Samhitâ l’indique clairement : "Vâta, Pitta et Kapha sont la cause de toutes les pathologies du corps, alors que Rajas et Tamas sont responsables des pathologies du mental." (CS, SU, Chap. 1, V. 57). Donc, en Ayurvéda toutes les maladies physiques sont liées à un dysfonctionnement des Dosha, et les perturbations mentales au fonctionnement de Rajas et Tamas dans la psyché.

Voici maintenant les deux autres termes, Dhâtus et Mala, et la raison de leur place centrale dans la définition de la médecine Ayurvédique. Dhâtu signifie "support" et indique la manifestation physique dans le corps. Quand les Doshas sont déséquilibrés, cela provoque des pathologies qui d’abord résident dans les Dhâtus, ou tissus du corps. Dhâtu signifie ce qui soutient l’homéostasie. Par essence, l’Ayurvéda se place du point de vue des "systèmes et fonctions", par opposition à l’approche moderne qui observe les "formes et structures", et qui est obsédée par la taille, la forme et l’emplacement des parties du corps. Quand un médecin Ayurvédique traite un patient, il vise le fonctionnement des Doshas, et des Dhatus qui le soutiennent.

Le résultat métabolique de ce fonctionnement est appelé Mala, déchet. Quand les déchets sont évacués au bon moment, de la bonne façon, le corps reste sain. Mais quand les déchets (selles, urine, sueur, mucosités) restent dans le corps, ils favorisent la prolifération des bactéries et autres éléments pathogènes. Pour l’Ayurvéda le bon fonctionnement de l’élimination des déchets hors du corps est important. S’ils s’accumulent pendant la digestion ils migrent vers les Dhatus et favorisent les pathologies induites par un déséquilibre des trois Doshas.

Ainsi, nous comprenons pourquoi le Sûtra "Dosha Dhātu Mala" est la définition la plus courante de l’Ayurvéda. Si ces trois principes de base fonctionnement mal le corps est malade et meurt. En revanche, une vie longue et une bonne santé sont favorisées par le bon fonctionnement des Doshas, des Dhâtus, et de Mala.

Diagnostic L’Ayurvéda est un système médical doté des ses propres anatomie, physiologie et pathologie, ainsi que diagnostic et traitements. Le diagnostic se fonde sur l’observation, le toucher et l’interrogatoire, moyens d’égale valeur pour former une conclusion. Il n’y a aucun mystère sur le diagnostic par le pouls, simple partie de Sparshana, ou toucher. La prise de pouls (Nadipariksha) permet de collecter des données, c’est l’une des nombreuses méthodes dont dispose d’un médecin Ayurvédique qualifié. Le pouls est lié à Vâta, responsable du mouvement des Doshas Pitta et Kapha. Le médecin sent les mouvements du Dosha dans le pouls radial et le compare aux autres données. En tant que science de l’observation l’Ayurvéda utilise tous les moyens de réunir les données valables pour parvenir à une conclusion, y compris les examens modernes comme l’analyse de sang.

Le but du diagnostic en Ayurvéda est de déterminer quel Dosha s’accumule excessivement. Un Dosha en excès gagne assez de force pour causer une maladie. Dans le diagnostic Ayurvédique, le médecin réunit les données par les trois méthodes mentionnées ci-dessus, et en conclut quel(s) Dosha(s) cause les problèmes. Ainsi, il définit un objectif thérapeutique pour les traitements. Rappelez-vous que l’Ayurvéda est basé sur les systèmes et fonctions des Dosha dans ces systèmes. Le diagnostic s’intéresse plus au fonctionnement de Vâta, Pitta et Kapha dans le corps qu’aux symptômes ou au nom occidental des maladies

Traitement Le traitement se concentre sur la gestion des Doshas. Le contrôle de l’accumulation, et la réduction des Doshas permet la prévention des maladies, et leur régression. En occident, l’Ayurvéda est souvent confondu avec une simple méthode, comme le massage ou la réflexologie. C’est très loin de la vérité, et dévalorise le plus ancien système médical utilisé sans interruption jusqu’à nos jours. Il existe littéralement des centaines de thérapies ou traitements dans l’Ayurvéda. Ils ne sont pas tous difficile ou compliqués à mettre en oeuvre, et certains pourrait paraître simpliste à un médecin moderne parce qu’ils sont facile à expliquer et à pratiquer. Cette simplicité vient du fait que le but principal de l’Ayurvéda est la prévention de la maladie, plutôt que le traitement curatif par la gestion des Doshas.

Fondamentalement, le traitement Ayurvédiques (Chikitsâ) sont répartis en deux catégories principales : - Brimhana ("rendre lourd") - Langhana ("rendre léger")

Les thérapies Brimhana, fortifiantes, sont divisées en deux catégories principales : - Rasâyana (thérapies de régénération) - Vâjikarana (fertilité ou thérapies aphrodisiaques)

Les thérapies Langhana réduisent ou entretiennent, forment deux catégories principales : - Shamana (palliation) - Shodhana (purification).

Les thérapies "palliatives" (Shamana Chikitsâ) réduisent ou maintiennent les Doshas et les Dhatus. Les thérapies de "purifications" (Shodhana Chikitsâ) retirent les Doshas viciés des lieux où ils sont entrés, et les remettent dans leur état et lieux normaux.

Shodhana Chikitsâ se subdivise en cinq thérapies qui, ensemble, portent le nom de Pancha Karma. Ce sont les cinq catégories de thérapies de purification selon le principal commentaire de la Caraka-Samhitâ par Chakrapānidatta. Il explique que le mot "Karma" dans le contexte de Shodhana Chikitsâ signifie "action extensive et puissante pour ôter les impuretés du corps". Dans l’ordre ce sont :

Vâmana Vomitif Kapha dosha Virechana Purgatif Pitta dosha Basti (anuvâsana) Lavement à l’huile Vâta dosha Basti (nirûha) Lavement nettoyant Vâta dosha Nasya Nettoyage nasal Vâta dosha

Shodhana est le premier de tous les traitements et le plus important. Shamana inclut toutes les procédures quotidiennes (Dinâcharya) et saisonnières (Ritûcharya). L’Ayurvéda stipule clairement que Shodhana doit être prescrit avant toute thérapie Brimhana, puis devra être entretenu par les thérapies Shamana. Donc, les centaines de thérapies de l’Ayurvéda entrent toutes dans l’une des quatre catégories citées : Rasâyana, Vâjikarana, Shamana et Shodhana.

Médecine, nutrition et hygiène de vie La pharmacopée Ayurvédique actuellement autorisée par le gouvernement indien est cinq fois plus importante que celle de la médecine moderne. Il y a plus de cinq cents plantes médicinales dans le guide officiel "Materia Medica of Ayurveda" et plus de 5000 en Inde. Les préparations de plantes médicinales sont faites pour être conservées dans un climat semi tropical jusqu’à plusieurs années consécutives. Il existe de nombreuses préparations : vins de plantes, pâtes, pilules, sirops, huiles, poudres, extractions, et confitures médicinales. On trouve plus de trois cents sortes d’huiles médicinales, plusieurs centaines de vins de plantes fraîches, et aussi des centaines de vins d’herbes fermentées.

Malgré ce niveau médical avancé, l’Ayurvéda emploie la nutrition comme premier traitement. Des indications d’hygiène de vie accompagnent tout conseil en diététique, comme le moment favorable pour manger dans la journée, selon chaque personne. Par exemple, un type Vâta prendra plusieurs petits repas par jour (jusqu’à quatre) pour soutenir son métabolisme rapide. Un type Kapha mangera seulement à la mi-journée et le soir, car son corps, paresseux le matin, digère difficilement un petit déjeuner. Les conseils en diététique et en hygiène de vie sont toujours donnés ensemble et forment Dinācharya, ou les habitudes quotidiennes, partie des thérapies Shamana.

Les habitudes quotidiennes sont : massages quotidiens à l’huile (Abhyanga), exercices non aérobics (Âsana), respiration conscience (Prânayâma), préparations de plantes, conseils diététiques, et bon usage du mental. Les thérapies concernant l’hygiène de vie sont adaptées à la constitution (Prakriti) de chaque personne. Ces habitudes améliorent la santé et ont aussi un impact profond sur la psychologie. La mauvaise utilisation du mental cause la majorité de maladies. Ces activités quotidiennes réduisent l’agitation de la psyché et augmentent la joie. Pour l’Ayurvéda le bon usage quotidien du corps et de l’esprit améliore plus la santé que n’importe quel médicament.

En conclusion, l’Ayurvéda n’est pas un système extrêmement compliqué - il est interactif. L’Ayurvéda a une perception extrêmement profonde de la santé et il est extraordinairement efficace quand il est mis en pratique. La beauté de l’Ayurvéda est qu’il place la santé du patient entre ses mains en lui enseignant comment vivre et penser selon sa constitution. Chacun peut ainsi prendre en charge sa santé et sa vie, contrairement à d’autres systèmes qui l’empêchent à cause de la dynamique médecin/patient. Ce système a traversé les derniers milliers d’années parce qu’il est véritablement efficace. Le plus grand cadeau de l’Ayurvéda est peut-être qu’il améliore notre santé tranquillement, sans agression.

2008 © Vaidya Atreya Smith

Directeur, Institut Européen d’Études Védiques Tel : 04 66 53 76 87 Internet : www.atreya.com

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